JE ME TRAVESTIS

Je m'appelle encore Michel, j'ai trente deux ans et j'adore me travestir et ça va même un peu plus loin que ça. Mais je ne peux pas tout expliquer d'un seul coup. J'aime aussi les hommes, et j'ai beaucoup de défauts, je sais ! Mais ces travers ne datent pas d'hier ! Du plus loin que je m'en souvienne, je prenais plaisir à me travestir en fille en mettant les vêtements de ma sœur ou de ma mère. Cependant, j'adore la bite car je suis une vraie petite femelle. Je préfère les hétéros, ceux qui aiment les femmes et me traitent comme une femme. J'aime faire l'amour vêtu en femme, et que l'on m'appelle Cathy. Pourquoi Cathy ? Parce que c'est un prénom que j'aime bien. Et puis ça va bien avec la fille espiègle que je suis quand je me travestis. Je prends alors une petite voix douce, et je cache ma bite qui n'est pas très grosse, dans une jolie culotte en dentelle. Je prends aussi des hormones, et depuis que je le fais, cela m'a transformé physiquement, il n'y a pas de doute. Mes seins commencent à pousser, notamment. Mais il y a aussi d'autres modifications moins évidentes qui font que mon corps devient peu à peu celui d'une femme. Je me suis épilé définitivement le visage, et mon plus gros problème vient de l'univers professionnel dans lequel j'évolue. J'ai de plus en plus de mal à dissimuler ma transformation. Il faut que je contrôle ma façon de parler et de bouger, qui est très féminine parfois.
On se doute bien évidemment de quelque chose, et je me demande ce qui va se passer, parce que je sais que j'irai jusqu'au bout. Un jour, je serais tout à fait femme. Mais dans mon cas, il ne faut pas que je me pose trop de problèmes. Un seul à la fois : la vie au jour le jour. Je ne peux plus envisager ma vie que comme ça. Et puis un jour, quand Cathy sera vraiment Cathy, je verrai la vie tout à fait en rose. Pour l'instant, il me faut encore patienter. En revanche, il y a un point sur lequel je ne peux pas attendre, c'est le sexe, car j’en suis boulimique !
Dernièrement, il m'est arrivé une aventure très excitante. Je suis tombé sur un mec, quarante-quarante cinq ans, très mignon et très bien habillé : costard chic et tout et tout. J'étais en train de faire mes courses dans les rayons d'un grand magasin, rayon lingerie. Lui aussi était là. J’avoue que ce genre d'homme, quand on le retrouve au rayon lingerie, c'est parce qu'il s'apprête à faire le cadeau d'un déshabillé à sa femme pour sa fête ou son anniversaire, ou je ne sais quelle autre date clef.
Moi aussi, je voulais aller acheter de la lingerie, mais c'était pour ma pomme car j'en raffole ! Je cheminais dans les rayons, admiratif devant toutes ces belles choses que Cathy pourrait mettre. Et au bout d'un moment, j'ai eu l'impression que le bel homme ne cherchait plus à acheter, mais que c'était moi qu'il suivait. Un fantasme de ma part ? Cet homme avait vraiment un charme particulier, intense et réservé à la fois, avec un regard qui semblait lire dans l'âme.
Pour en avoir le cœur net, du rayon lingerie, je me suis aventuré au rayon beauté. Il était toujours là. J'ai essayé un rouge à lèvres sur ma main pour en apprécier les nuances. Il me regardait fixement. J'ai soutenu son regard et il s'est avancé vers moi. Il était sans doute devenu évident pour lui que je n'étais pas un "garçon" comme les autres. Un mec efféminé qui choisit sa teinte de rouge à lèvres, cela ne prête plus à confusion. On sait où on tombe ainsi, il s'est donc avancé vers moi en connaissance de cause. Il est venu à moi comme si l'on se connaissait, comme s'il avait quelque chose à me confier. Nous ne nous sommes pas quittés des yeux, et il est arrivé devant moi. Il m'a parlé d'une voix douce, mais ferme :
- Vous ne saurez jamais la vraie couleur si vous ne l'essayez pas sur la bouche …
J'ai été un peu surpris :
- Moi, mais je…
Il restait calme, me regardant d'une façon sûre et déterminée. Je renonçai à lui donner des explications vaseuses. J'ai fini par dire, un sourire aux lèvres :
- Mais c'est interdit d'essayer …
- Personne ne nous regarde. Allez-y, vous verrez.
J'ai essayé un rouge et il m'a dit :
- Ça ne vous va pas. C'est trop voyant. Essayez quelque chose de plus classique.
Il m'a tendu un kleenex pour que je m'essuie. J'ai essuyé mes lèvres avec. Quand je m'apprêtai à le mettre dans mon sac, il m'a tendu la main, interrompant mon geste. Il a mis le mouchoir maculé de rouge à lèvres dans sa poche. Ce geste, qui ressemblait fort à celui d'un fétichiste, m'a profondément troublé. Je n'ai pas bandé parce que depuis que je subis le traitement hormonal, cela m'est difficile mais j'ai su qu'avant, j'aurais eu, dans cette circonstance, une érection. J'ai voulu essayer un autre rouge à lèvres. Je l'ai saisi mais l'homme m'a dit :
- Non, pas celui-ci … Plutôt celui-là.
Il avait pris un autre stick sur le présentoir et m'a dit :
- Laissez, je vais vous le mettre …
Je l'ai laissé faire, subjugué, puis il a passé le bâton sur mes lèvres, doucement, attentivement. C'était plus une caresse qu'un simple maquillage, et comme j'ai les lèvres très sensibles, j'étais plus troublé que je ne l'avais jamais été. Je regardais les beaux yeux de cet homme qui n’agissait d'une main ferme, décidée et douce. Ses mains étaient belles, fines, en opposition avec sa carrure. Il faisait dans les 1m85, 90 kilos, à vue de nez.
Le passage du rouge à lèvres sur ma bouche, c'était mieux, plus raffiné, plus électrisant encore qu'un baiser. Je me sentais très très femme à ce moment là. Il a passé comme ça plusieurs couches sur ma bouche. On ne m'avait jamais traité comme ça … Mon rapport avec les hommes avait toujours été teinté d'interdits. Quand j'avais des rapports avec un homme, cela se passait toujours à la sauvette ou dans un coin secret où l'on ne pouvait pas être dérangés.
Mais ce qu'il était en train de faire était à la fois tout à fait déconnecté du sexe, et en même temps très sexuel. Et il était en train d'opérer au grand jour, comme si c'était quelque chose de tout à fait normal, que je n'avais plus à cacher. Cela me faisait vraiment quelque chose. Mon cœur battait très vite, je sentais des larmes me monter aux yeux et je faisais un très gros effort pour maîtriser mon émotion. Puis, une vendeuse est arrivée. Quand elle m'a vu avec le rouge sur la bouche, j'ai cru qu'elle allait avoir un infarctus. Elle s'apprêtait sans doute à dire qu'il était interdit d'essayer les rouges à lèvres ou à nous traiter de pervers quand mon homme, d'un geste assuré, a tendu cinq bâtons de rouge à lèvres, dans cette marque très coûteuse et il a dit :
- On prend ceux-ci.
La femme a eu un air hébété et a hésité une seconde avant de prendre les sticks qu'on lui tendait. Mais il dégageait de l'homme une telle assurance qu'elle les a saisis à l'issue d'une brève hésitation qui m'a pourtant paru interminable. J'aurais du protester quand l'homme a sorti sa carte bleue pour régler ces achats, mais j'ai jugé plus sage de ne rien dire. J'ai simplement dit :
- Merci.
On a attendu que la vendeuse mette les sticks dans un sac et me tende ce dernier pour s'éloigner. Elle nous a regardés nous éloigner avec un air suspicieux. J'ai essuyé le rouge qu'il avait mis sur mes lèvres avec un revers de la main, parce que je n'étais pas très à l'aise. Le regard de tous les gens qu'on croisait convergeaient vers moi. Mais mon homme n'était pas le moins du monde gêné. Il m'a dit :
- Vous n'auriez pas du car ça vous allait très bien. En plus, maintenant, vous en avez étalé partout. Tenez …
Il m'a donné un second mouchoir avec lequel j'ai pu m'essuyer. Ensuite, il a regardé sa montre. J'ai alors pensé que mon rêve allait s'achever aussi brutalement qu'il avait commencé. Il a mis carte sur table en me disant :
- Je vous aurais bien laissé ma carte mais je suis marié. En principe, j'évite... Et moi, je peux vous joindre quelque part ?
J'ai balbutié :
- Oh oui … Oui… , bien sûr …
Et avec une maladresse infinie, j'ai cherché dans mon sac de quoi noter. Mais l'homme a sorti de sa poche intérieure un stylo bille très classe et m'a donné également une carte vierge sur laquelle noter mes coordonnées.
- Tenez, m'a-t-il dit, me tendant tout cela avec un sourire qui a fait battre mon cœur à toute allure.
J'ai noté mon numéro de téléphone et mon prénom sur la carte.
- Michel, a-t-il lu.
Il a fait la moue.
- Et votre petit nom ?
J'étais désorienté, j'ai balbutié :
- Comment ? Vous voulez dire mon nom de famille.
Il m'a souri, toujours bien planté sur ses deux pieds, alors que moi je rougissais jusqu'aux oreilles et je n'arrêtais pas de me tortiller nerveusement.
- Dans l'intimité, si ce n'est pas trop indiscret, comment aimez-vous que l'on vous appelle ?
J'ai tout à coup eu un éclair de compréhension. Oui, je voyais maintenant précisément ce qu'il me demandait. D'une petite voix tremblante, je lui ai dit :
- Cathy …
J'ai dit ça avec une grande hésitation.
- Cathy … C'est très joli, m'a dit l'homme en me souriant. Je vous appelle, Cathy ?
J'ai hoché la tête, il a fait mine de partir puis s'est ravisé. Avant de tourner définitivement les talons, il m'a gratifié d'un baiser sur la joue auquel je ne m'attendais pas du tout ! Il a dit :
- Alors à très bientôt, Cathy …
Et il est parti, il a disparu dans les rayons, comme il était venu, comme par enchantement, et je ne savais rien de lui. Qu'est ce qui me disait qu'il allait me rappeler ? Non, rien ne pouvait me rassurer sur le fait que cet homme de rencontre allait me rappeler. Une rencontre fortuite mais qui allait peser lourd dans mon avenir. En effet, deux jours plus tard, alors que je ne pensais plus avoir de nouvelles, j'ai reçu le fameux coup de fil.
- Bonjour, je suis la personne qui vous a conseillé sur votre maquillage …
Voilà la manière dont il s'est annoncé au téléphone. Instantanément, mon cœur s'est mis à battre la chamade.
- Allô, il y a quelqu'un ? a demandé l'homme au téléphone.
- Oui, excusez-moi … Bonjour. Il est allé directement au but de son appel :
- Pourrions-nous nous voir ?
J'ai répondu, sans l'ombre d'une hésitation.
- Bien entendu, on pouvait se voir.
Plutôt deux fois qu'une ! Je ne l'ai pas dit de cette manière, mais je n'ai pas cherché non plus à masquer mon impatience.
- Je vous invite au restaurant, m'a dit l'homme.
Enfin un homme qui n'avait pas honte de s'afficher avec moi … Néanmoins, il m'a dit :
- Cathy … Venez en Michel.
De toute façon, il ne me serait pas venu à l'esprit de me travestir pour aller au restaurant.
- Au fait, je m'appelle Grégoire, m'a-t-il dit.
Il m'a donné l'adresse du restaurant dans lequel nous allions, le lendemain soir. Il ne m'a pas laissé son numéro de téléphone pour décommander au cas où j'aurais un empêchement. Mais il ne fallait pas que j'en aie un. Je serai là, quoiqu'il m'arrive. Sauf si peut-être, d'ici là, je passais de vie à trépas. Sinon, rien ne pourrait m'empêcher de me rendre à ce rendez-vous.
J'y étais une demi-heure avant. Il s'agissait d'un grand restaurant où j'ai poireauté pendant un bon moment. Lui, il était à l'heure, simplement. Je m'étais habillé avec des vêtements assez androgynes. Il m'a souri quand il m'a vu.
- Bonjour Cathy, m'a-t-il dit.
Il avait vraiment l'air content de me voir. Il m'a embrassé sur la joue une fois de plus. J'ai pensé à sa femme qu'il avait "abandonnée" pour passer cette soirée avec moi. Mais apparemment, cela ne paraissait pas lui poser énormément de problèmes. Il était très détendu, encore plus souriant et aimable que la première fois que l'on s'était vus. Il n'était nullement gêné d'inviter à sa table un garçon comme moi que tout le monde, à l'évidence, regardait comme une "tapette". On a mangé comme des rois et ça, c'est un de mes petits vices : j'adore manger. Le vin a coulé à flot, et j'ai passé une des meilleures soirées de ma vie. Grégoire était très prévenant avec moi, autant je pense que certains hommes romantiques peuvent l'être avec une femme. Je me sentais très très féminine. Un bonheur que je n'avais jamais connu. Et Grégoire continuait à m'appeler Cathy. Pendant le repas, je suis allé faire pipi, et en passant devant le miroir devant les lavabos, celui-ci ne m'a pas tout à fait renvoyé l'image que j'aurais aimé voir. Je commençais à me féminiser d'une manière saisissante, mais tout à coup, j'ai trouvé que cela n'allait pas assez vite. Cette poitrine naissante que je masquais sous des vêtements androgynes, j'aurais tout à coup aimé la mettre en valeur.
Ce soir-là, je me sentais plus que jamais dans la peau d'une femme. J'aurais été si belle en jupe, maquillée... J'en avais assez de cette hypocrisie à laquelle je devais faire face, assez d'attendre. Je voulais que Grégoire me voie sous mon meilleur jour. Oui, pour lui, sans tarder, je voulais vraiment être Cathy. Il a payé le restaurant, et lorsque nous sommes sortis dans la rue, il m'a pris la main. Il n'était absolument pas gêné par le regard des passants, ni par ceux des serveurs du restaurant dont j'ai surpris, à travers la devanture, un regard ironique sur nous deux.
- Je vous raccompagne ? m'a gentiment proposé Grégoire.
- Oui, d'accord.
Il s'est excusé :
- Je vous inviterais volontiers chez moi pour boire un verre si je vivais seul, mais vous connaissez ma situation.
Oui, il était marié. N'était-ce pas, d'ailleurs, le plus gros obstacle entre nous ? Il a poursuivi sur le ton de la plaisanterie :
- Je ne voudrais pas vous imposer de scène de ménage, ni le spectacle d'une femme brandissant le rouleau à pâtisserie pour accueillir son époux…
Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire. Je suis monté en voiture avec lui, et il m'a raccompagné chez moi. Nous sommes arrivés à mon appartement, il m'a dit être charmé par mon intérieur. C'est un endroit que j'ai aménagé comme un cocon … de façon très féminine. Il y a de la dentelle, des coussins, des bibelots un peu partout, et un parfum prenant flotte dans l'air. J'ai lu dans le regard de Grégoire qu'il était surpris, agréablement surpris. Moi, quand je rentre chez moi, je me sens tellement bien que j'ai tout de suite envie de me blottir dans un coin et de ronronner comme un chat. Grégoire ressentait-il la même chose que moi ?
Je lui ai servi un verre mais il n'était pas venu chez moi pour boire un coup. Il m'a embrassé.
- Cathy chérie, me disait-il en m'embrassant.
Ses gestes et ses baisers m'engourdissaient profondément. J'étais dans ses bras, heureux, et je me sentais protégé du reste du monde. La tête me tournait un peu ainsi, je me suis laissé complètement aller. Il m'a dit :
- Je voudrais te maquiller et que tu t'habilles en Cathy …
- J'ai ce qu'il faut, lui ai-je dit sans hésiter.
Et je l'ai entraîné dans ma chambre qui est un petit nid d'amour, un boudoir où je n'ai malheureusement jamais l'occasion d'amener des hommes romantiques et tendres comme Grégoire. Je me suis assis devant ma coiffeuse, et devant nous, il y avait tout le nécessaire à maquillage. Grégoire a pris du rouge à lèvres, son visage s'est penché sur le mien. J'étais bien avec lui. Il a passé le rouge sur ma bouche. J'avais envie qu'il m'embrasse, mais je n'osais rien faire qui puisse rompre le charme de l'instant. Il a pris tout son temps pour me mettre du rouge à lèvres. Il était si près de moi que je sentais son souffle. Après m'avoir mis du rouge sur les lèvres, il m'a dit :
- Fermez les yeux.
Il m'a mis du mascara sur les cils. Il a dit :
- Rouvrez-les … Regardez.
Le résultat était très satisfaisant, car je me suis vu dans la glace, belle comme une star de cinéma. Grégoire me fixait amoureusement. C'est alors seulement qu'il s'est penché sur moi et, prenant ma tête dans ses mains, il m'a longuement embrassé. Ce qui était curieux dans son baiser, c'est qu'il léchait ma bouche, comme s'il voulait dévorer tout le rouge qu'il y avait mis. J'étais tout tremblant contre lui. Il a murmuré :
- Je voudrais que tu mettes les vêtements de Cathy.
Parfois, il me vouvoyait, parfois il me tutoyait. Mais progressivement, il commençait à abandonner le vouvoiement.
J'ai dit :
- D'accord.
Je me suis dirigé vers le placard où se trouve l'essentiel de ma garde-robe et je l'ai laissé choisir.
- Comment veux-tu que je m'habille ?
Il a choisi une robe rouge, très très sexy, avec un dos nu.
- Je peux me déshabiller devant toi ou ça te gêne ? ai-je demandé.
- Bien sûr que non, ma chérie, m'a dit Grégoire en me caressant la nuque.
Alors, je me suis déshabillé devant lui. Sous mes vêtements unisexes, je portais des sous-vêtements féminins :
Culotte et soutien-gorge. Grégoire a passé la main sur la dentelle de mon soutien-gorge, caressant au passage mes seins de femme et il m'a dit :
- Tes sous-vêtements, tu peux les garder. Ils sont très jolis.
Ils étaient de couleur noire. Je n'ai pas du retirer ces sous-vêtements. J'avais envie de lui montrer des seins naissants de femme dont j'étais fier, mais d'un autre côté, je ne voulais pas lui montrer mon sexe d'homme. Je me sentais tellement Cathy à ce moment-là, que ça aurait rompu le charme. Il m'a aidé à passer la robe rouge ensuite, il m'a peigné. Il m'a dit de me rasseoir devant la coiffeuse et il a continué à me maquiller. Il était très doué, où avait-il appris ça ? Etais-je le premier garçon qu'il maquillait ainsi ? La caresse des pinceaux ou de ses doigts sur ma joue, sur mon front, m'excitaient à un degré fou, alors que ce n'étaient pas du tout des caresses sexuelles. Mais je me voyais devant la glace, si femme, et j'étais heureux comme tout. Quand il a fini, il m'a dit que j'étais belle. Il a déposé un petit baiser sur ma joue. Puis il m'a embrassé dans le cou et cela m'a fait frissonner.
Il a caressé mon dos nu puis, il a passé sa main dans le décolleté de ma robe et il a caressé mes seins. Il a passé un téton au-dessus du balconnet. Puis, il s'est penché et m'a sucé le téton.
- Ils sont beaux tes seins, a-t-il dit en me tétant.
Il ouvrait sa bouche si grand que j'ai cru qu'il allait gober tout mon sein. Ma poitrine était tendue jusqu'à faire mal. De moi-même, j'ai dégrafé son pantalon et fourré ma main sous son slip pour le branler. Quand j'ai senti cette chose toute grosse et chaude, j'ai gémi. J'ai sorti sa queue pour l'admirer. Elle était magnifique, et je suis tombé à genoux pour la lui sucer. Il a bien essayé de me relever. Sans doute ne voulait-il pas que ça se passe si vite. Mais je ne voulais pas. Il fallait que je le suce et il n'a pas insisté. Il m'a laissé faire, puis il m'a caressé les cheveux pendant que je le suçais et il m'a fait relever la tête pour que je le regarde dans les yeux. Moi aussi, ça m'excitait de le regarder pendant que je le suçais. J'ai léché ses testicules, j'ai sucé et pompé son beau membre viril.
- Ahh … Cathy … Cathy … Tu me rends fou, me disait-il.
Puis, il m'a pris la main pour que je me relève et il m'a étreint et embrassé. Je sentais sa grosse queue dure contre ma jambe, à travers la robe. Je me suis tourné, et il a collé sa queue contre mes fesses en m'embrassant dans le cou. Je gémissais et lui disait :
- Oh, Cathy … Cathy …
Nous étions aussi chauds l'un que l'autre. Il pressait sa queue contre mes fesses à travers la robe. Il a fait tomber les bretelles de ma robe et de mon soutien-gorge en même temps. Il a pétri mes seins, il voulait sans doute les voir, les aimer, ai-je pensé. C'est pourquoi j'ai spontanément dégrafé mon soutien-gorge. Et effectivement, lorsque mes seins ont été nus sous ma robe, Grégoire s'est mis à les caresser avidement, tendrement, avec la paume sur le globe bien rond de ma nouvelle féminité, et l'index pour stimuler mes tétons. Ceux-ci étaient tout dressés. Oh comme je me sentais femme et heureuse dans les bras de Grégoire ! Je me suis retourné vers lui, et je l'ai entièrement déshabillé, car je le voulais tout nu, magnifique, rien que pour moi. J'ai déboutonné sa chemise. Il me caressait pendant ce temps. Je me regardais dans la glace, j'étais plus féminine que bien des femmes ! Je me savais désirable. Grégoire avait un torse légèrement poilu, une toison fine et douce sur sa poitrine, sur ses beaux pectoraux, que j'ai caressés. J'ai fait tomber sa chemise, j'ai passé les mains sur l'arrondi de ses épaules. Il était si … fort ! Mon homme, rien qu'à moi. Il me répétait "Cathy" et me donnait maintenant du "mon amour … ". Sa verge était dressée, et il ne pouvait pas m'abuser quant à l'intensité de son désir. Il me désirait ardemment, en tant que Cathy, et cette pensée me faisait littéralement fondre. Je me suis à nouveau agenouillé pour lui ôter ses chaussettes, et voilà, il était tout nu. J'ai baisé au passage son gland un peu humide, de mes lèvres rouges. Mais il ne m'a pas laissé aller plus loin, ni le sucer encore. Je me suis relevé et blotti dans ses bras.
- Cathy … Cathy …
- Grégoire …
Nous n'avions de cesse de répéter nos prénoms respectifs, et de montrer l'un à l'autre, combien nous le désirions et étions bien. Nos baisers, nos caresses, ne suffisaient plus à nous satisfaire. A chaque fois que l'on s'embrassait notamment, on se léchait, on se dévorait la bouche, on se mordait. C'était plus possible de continuer comme ça. Il l'a senti lui aussi et il a retroussé le bas de ma robe. Il a légèrement baissé ma culotte en dentelle et il a caressé mes fesses. J'ai senti aussi ses mains douces sur mes couilles. J'avais un peu peur de le dégoûter avec mon appareil génital mâle. C'était le moment de vérité. Or, il n'a pas eu du tout l'air gêné. De toute façon, il savait parfaitement à quoi s'attendre. Alors j'ai supposé que ça faisait partie de son plaisir …
En effet, il a caressé mes couilles et mon petit sexe mou avec un plaisir évident, tout en me léchant l'oreille et en me susurrant :
- Cathy … Ma chérie … Ma chérie …
J'étais une fois de plus très heureuse. Il ne s'est cependant pas attardé sur mon sexe et mes testicules, et tant mieux. J'avais envie qu'il me fasse oublier que j'étais encore un garçon. Nous sommes allés sur le lit puis, je me suis couché sur le flanc et lui à mis son visage juste derrière mes fesses pour les regarder.
- Tu as les fesses les plus jolies que je n'ai jamais vu.
Il a écarté doucement mes fesses qu'il a d'abord longuement palpées. Il a touché mon anus puis, il m'a dit :
- Tiens tes fesses écartées s'il te plait …
Je lui ai fait plaisir. Ma robe était retroussée au-dessus de mes fesses, mais je ne l'avais pas ôtée. J'ai écarté mes fesses à deux mains.
- C'est bien … Oui … Comme cela.
J'ai levé la tête pour regarder ce qu'il faisait. Son visage n'était qu'à quelques centimètres de mes fesses. Je m'étais épilé entre les fesses, et je savais comme c'était lisse, beau et doux. Grégoire semblait en extase devant mes fesses. Il m'a fait reposer la tête sur l'oreiller.
- Laisse-moi faire, a-t-il dit.
Il a passé son doigt dans ma raie culière et a ajouté :
- Comme c'est beau, ton anus ressemble à une bouche. Il est déjà tout humide … Comme une chatte.
Je savais ce qu'il allait faire, et j'ai écarté encore plus mes fesses. Il a passé un doigt sur ma rondelle moite de désir. Je n'avais jamais été caressé comme ça. Mon trou s'ouvrait, et Grégoire m'a enfoncé son doigt. J'ai gémi, et pendant ce temps là, j'ai glissé une main entre mes jambes pour attraper son beau membre. Rien à voir avec le mien, tout petit riquiqui …
Grégoire s'est mis ensuite à me lécher entre les fesses, passant sa langue dans toute la raie, des couilles jusqu'en haut de mes fesses. J'ondulais de bonheur en minaudant :
- Oh mon chéri … Grégoire … Mon chéri …
C'était la première fois que je me sentais aussi proche d'une autre personne. A la fin, mon cul était comme de la crème, tout fondant … Grégoire faisait pénétrer sa langue dans mon anus palpitant. Il m'a rendu fou ainsi; je me suis retourné à plusieurs reprises pour le regarder faire, puis, à un moment, comme il ne m'était plus possible de résister, je lui ai dit :
- Prends-moi, mon chéri … Prends-moi.
- Oui, ma Cathy … Oui ma chérie, je vais te prendre …
Il m'a embrassé sur la joue, il m'a caressé le dos, et j'ai senti son membre qui se frayait un chemin entre mes deux fesses. J'avais lâché mes fesses car je ne les tenais plus écartées. Mais cela n'avait pas d'importance. J'étais tellement ouverte, disponible … et désireux que Grégoire me possède, que mon anus s'offrait. Et Grégoire l'a pris, il m'a pris, je dois dire qu’il m'a prise. Il m'a fait l'amour divinement. Nous ne sommes pas restés très longtemps dans cette position. J'étais femme, et je voulais que Grégoire me fasse l'amour comme à une femme. Et lui aussi le voulait.
Je me suis donc étendu sur le dos et Grégoire m'a couverte de son corps lourd et plein de désir. Il m'a investie tendrement en m'embrassant sur la bouche, sans cesser de me dire des mots gentils.
- Cathy, ma chérie … Mon amour …
C'était les mots qui revenaient le plus souvent. On ne m'avait jamais appelé "mon amour". Et je n'avais pas l'impression que Grégoire disait cela à tout le monde … Nous avons fini dans une transe amoureuse étourdissante. J'étais amoureux, amoureuse. Je suis vraiment amoureuse. Grégoire vient désormais souvent me voir. Je voudrais qu'il quitte sa femme, mais je le crains aussi. Pour l'instant, je ne suis qu'amante, mais si je devenais "légitime", peut-être Grégoire me trouverait-il moins de charme. Je pense que le parfum de l'interdit qui pèse sur notre relation lui confère beaucoup de charme. Alors que s'il n'y avait pas ce climat sulfureux et cette relation défendue, Grégoire ne m'aimerait peut-être pas autant.
Il m'a dit qu'il m'aimait, il m'appelle Cathy. Il ne veut plus que je m'habille en homme. J'ai quitté mon travail, et il m'entretient. Il veut que je continue mon traitement hormonal, mais ne veut pas que je subisse "l'opération". Il ne veut pas que l'on touche à mon corps, m'a-t-il dit, qu'on me mutile. Il me trouve bien comme ça, je garde donc mon zizi. Je pense que c'est mieux ainsi. J'ai, bien entendu, déjà pensé à l'opération, mais elle m'effraye vraiment. Je suis de plus en plus féminine au fil des jours, et c'est grâce à Grégoire. N'est-ce pas l'amour qui me transforme ?